TROYARD Eugène ( 1917-1972)    FNFL            Marine Marchande                                              Cargo Cap des Palmes, paquebot Félix Roussel                                                           1er Bataillon de Fusiliers Marins                         1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos    Badge n° 96

Tous nos remerciements au Musée de tradition des Fusiliers Marins

Copyright Stéphane Saint Martin

Eugène TROYARD est né à Perros-Guirec le 1er Juillet 1917.

Il s'engage dans les  Forces Navales Françaises Libres en  Août 1941. Il navigue sur le cargo Cap des Palmes puis, en 1942, sur le paquebot Félix Roussel, avant d’être affecté à la Marine du levant, au 2e Bataillon de Fusiliers Marins (caserne Surcouf à Beyrouth, Liban).

 

Il est volontaire  pour  le 1er BFMC (Bataillon de Fusiliers Marins commandos)  le 16  Juin 1943. Il obtient son brevet élémentaire de Fusiliers Marin le 1er Septembre 1943.

Les Commandos de la Troop 8. Eugène Troyard est au dernier rang debout, le 7e de gauche à droite. (2)

 

Le D-Day du Commando  Eugène TROYARD

 

Il participe au Débarquement du 6 juin 1944 à Ouistreham au sein de la Troop 8.

 

En Mars 1944, le 1er BFMC est rattaché au n° 4 Commando du lieutenant-colonel Dawson en vue de leur participation au Débarquement de Normandie.
Les 177 Français sont répartis au sein de deux Troops
11 Havrais figurent dans les rangs de la Troop 1, et 5 autres, dont Eugène TROYARD, à la Troop 8 sous la direction d'Alexandre Lofi.
Ils sont regroupés le 25 Mai 1944 au camp de Tichfield et prennent connaissance de leurs objectifs sous des noms de lieux codés : leur débarquement se fera sur Queen Red dans le secteur Sword. Ils devront  dans un premier temps prendre à revers les points forts allemands de Riva-Bella à l'embouchure de l'Orne et libérer Ouistreham. 
Le 5 juin 1944, l'ensemble du n° 4 commando quitte le camp de Tichfield pour rejoindre leur point d'embarquement à Warsah et toute la Troop 8 embarque sur la barge 523.

 

Les barges arrivent face au lieu-dit La Brêche, à Colleville-sur-Orne le 6 Juin vers 7h 30 du matin.

Le Lieutenant-colonel Dawson laisse aux 177 Français du 1er BFMC l'honneur de toucher le sol français les premiers.

La plage est franchie au prix de 3 morts et 26 blessés ; laissant leurs sacs dans la colonie de vacances, chaque troupe se dirige vers son objectif respectif. La Troop 8 part vers le wn 10 (un ensemble de fortifications très bien défendues, du côté des dunes) tandis que la Troop 1 suit la ligne de tramway pour atteindre le casino d'Ouistreham par l'arrière.

 

Grâce aux tirs d'un char réquisitionné par le Commandant Kieffer, le casino et le belvédère avaient pu être réduits lorsque l’ordre de rassemblement général fut donné.

Mais à la 1ère section de la Troop 8, tel que l’établit le rapport du lieutenant Bagot à son commandant Alexandre Lofi : « des chevaux de frise barrent la route, quatre voltigeurs s’avancent pour les écarter, toute la sectiontombe sous le feu d’armes automatiques…

Le matelot Henri Le Chaponnier  est grièvement blessé. Nous recevons un ordre de repli sur la route principale où nous retrouvons le reste de la troupe. Regroupement général, évacuation des blessés et nous reprenons une attitude défensive… Nous retournons chercher les rucksacks et reprenons notre place dans les troupes françaises pour entreprendre une pénible et dangereuse marche vers Amfréville » (1).

 

Immédiatement après la libération de Ouistreham, Eugène TROYARD est engagé dans les combats pour la libération de Normandie au Pegasus Bridge (passage de l’Orne), à Amfreville, au bois de Bavent, au passage de la Dive et à l’Epine.

 

Il sera cité à l’Ordre du Régiment avec attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de bronze :

Le matelot Eugène TROYARD : « Volontaire pour les commandos. A participé au débarquement le 6 juin 1944 puis à la campagne de Normandie. A fait preuve de grandes qualités militaires et de beaucoup d’endurance. A participé à de nombreuses patrouilles de jour et de nuit ».

 

Il est présent au Commando jusqu'au 10 septembre 1944 puis il  rejoint la caserne Bir Hakeim jusqu'au 22 Novembre.

Il est ensuite affecté à la Marine de guerre,  sur la corvette Commandant d'Estienne d'Orves, jusqu'au 27 Juin 1945, démobilisé en Août 1945.

 

Revenu à la vie civile, Eugène TROYARD devint gardien de nuit dans une entreprise de caravanes.

 

Il est décédé à Sainte-Adresse le 11 Décembre 1972 et est nhumé au cimeitère de Sainte-Adresse.

 

Copyright : Musée de tradition des fusiliers marins

 

"Le groupe souriant des Bérets verts havrais"

Yves Meudal - Marcel Niel- Marcel Derrien - Marcel Raulin - Maurice Le Floch -  Eugène TROYARD,

 Robert Boulanger  - Marcel Fromager

Ils étaient 177. Film de Jean-Pierre Goretta pour la RTS Suisse

Dans ce documentaire réalisé en 1969, sont interviewés plusieurs commandos Havrais, dont  Eugène Troyard, à la 27 e minute.

Ressources

 

Dossier Résistant au SHD de Vincennes (consulté) : cote GR 16 P 579404

 

Matricules : 2188 C38 5492 FN41

 

Page Biographique du Commando Eugène Troyard sur le site ecolenavale.tradition LIEN

 

(1) Commando Kieffer Free French n° 10 et n° 4 Commando. Eric Le Penven. Heimdal, 2006.

 

(2) Mille et un jour pour le jour J" de Maurice Chauvet.