RAULT Eugène   (1905 -  )  1ère DFL                13 Demi-Brigade de Légion Etrangère

Nous recherchons plus d'informations et une photographie du Capitaine Eugène RAULT . Il est possible qu'il soit de la famille de Jean RAULT, engagé au Bataillon d'Infanterie de Marine, également né au Havre.

Eugène Rault est né au Havre le 26 février 1905.

 

Il s'engage dans les Forces Françaises Libres à Londres en Juillet 1940. Il est affecté à la 13e DBLE (Légion Etrangère) 

Cette unité qui consista en Angleterre le premier noyau des FFL, devait participer à toutes les campagnes de la 1ère DFL (Erythrée et Syrie en 1941, Libye 1942, Tunisie 1913, Italie 1944, Libération du territoire national 1944-1945).

Ses engagements se terminent dans les Alpes-Maritimes (reprise des forts du Massif de l'Authion au Printemps 1945).

Le Capitaine RAULT est cité par l'historien de la 13 DBLE André Paul Comor comme ayant fait partie à l'été 1940 de l'encadrement de la future 13e DBLE (alors nommée 14e DBLE)

" L'ordre de bataille à la mi-juillet (1940) se présente de la manière suivante :

- l'état-major avec le commandant Cazaud comme chef de corps ;

- le capitaine Perrin et le lieutenant de Corta nouvellement arrivés comme officiers-adjoints.

La C.D.T. commandée par le capitaine Audier comprend le capitaine RAULT, le lieutenant Kramer, alias Renard, le lieutenant de Sairigné, le sous-lieutenant Camerini, alias Clarence, le méde­cin lieutenant Dumond, le médecin-auxiliaire Forestier-Haggqvist (norvégien)."

 

Syrie 1941 : l’incident de Gadem

 

"Les Légionnaires venaient d’être engagés en Syrie le 19 juin au nord de Kissoue, par un engagement bref et violent. Puis la marche avait repris en direction de Damas et les hommes du commandant Amilakvari s’avancaient vers Gadem lorsque des coups de feu éclatèrent.

 

Pour la première et la dernière fois de la guerre, les Légionnaires des deux camps se trouvent face à face. Le commandant fait sonner le refrain de la 13e DBLE - les premières notes du Boudin, auquel répond le clairon du camp d’en face... Le commandant Amilakvari ordonne alors le cessez-le-feu et se porte avec son adjoint vers l’adversaire en disant : « la Légion ne combattra pas la Légion ».

Les deux parties s’entendent pour que la 13e DBLE laisse aux légionnaires du 3/6e Régiment Etranger d’Infanterie (REI) le temps de remplir leur mission – tenir la résistance jusqu’à une heure du matin, sans intervenir.

Au matin du 20, l’offensive reprend et la 13e DBLE obtient la reddition de la garnison du 29e RTA retranchée dans la caserne Normand.

Cependant, la tension n’a cessé de monter depuis le début des opérations : le 12 juin, l’adjudant de la « 13 », Jacques Tartière [1], a été abattu dans le dos à bout portant alors qu’il venait d’obtenir la reddition d’une troupe vichyste.

 

Est-ce en guise de représailles, que les Légionnaires tirent dans la gare de Kadem sur le lieutenant Morand du 29e RTA ? C’est alors que le sous-lieutenant Pernet et le capitaine Eugène RAULT s’interposèrent pour empêcher que le blessé soir achevé...[2]

[1] Petit-fils de Georges Feydeau, Jacques Tartière était acteur de cinéma. Il sera fait Compagnon de la Libération.

Ressources

 

Dossier Résistant au SHD de Vincennes (non consulté) : Cote GR 16 P 500697

 

[2] L’épopée de la 13e Demi-brigade de légion Etrangère. André-Paul Comor, Nel éditions, 1988.