LETERRIER Paul (né en 1921) FNFL                  1er BFM, 1er RFM                                              Ancien de Bir Hakeim

Naples, 1943. Paul Leterrier a 22 ans

Paul Auguste Ernest LETERRIER, est né le  21 décembre 1921 au Havre.

Il a accepté en 2017 d'être le parrain de "L'Odyssée des 500 Français Libres du Havre". Il réside aujourd'hui à Disgoville dans la Manche.

 

Mousse à bord du paquebot  Normandie

 

En 1937, alors qu’il était âgé de 15 ans seulement, Paul LETERRIER avait embarqué pour un travail d’été comme mousse de sonnerie à bord du transatlantique Normandie, de passage au Havre, en partance pour Southampton puis New-York. A son retour, l’adolescent ne souhaite pas reprendre l’école et malgré la réticence de ses parents, il s’inscrit à l’école de la compagnie transatlantique. Il effectue alors durant deux ans de nouveaux voyages à bord de différents bateaux comme le Parispuis est de nouveau engagé sur le Normandie, dont ce sera le dernier voyage.

En effet, en 1940, le paquebot est bloqué aux Etats- Unis, où il coule suite à un incendie, et l’équipage prend la direction du Canada où Paul LETERRIER reste pendant deux mois, avant de revenir au Havre.

 

Son engagement dans les FNFL

 

En France, la guerre a débuté depuis quelques mois, le régime de Vichy est instauré par le Maréchal Pétain, et cela, Paul et sa famille ne l’acceptent pas. En 1941, Paul, de même que le quartier-maître détecteur René CONFAIS, va profiter d’un embarquement à Marseille à bord du Colombie pour, à l’arrivée de ce dernier au Liban, déserter le 25 septembre 1941 et s’engager dans les FNFL.

Les Français Libres viennent avec l’aide des forces britanniques de reprendre le contrôle de ce territoire et le 8 juin 1941, le général Catroux a proclamé au nom du général de Gaulle l’indépendance de la Syrie et du Liban, dont il abolit le mandat français.

Paul LETERRIER va dès lors suivre une formation pour devenir fusilier marin au sein du 1er BFM basé à Beyrouth, qui comprend deux compagnies et un échelon central.

 

1942, Bir Hakeim

 

A l'occasion du 70e Anniversaire de la Bataille de Bir Hakeim en 2012, Paul LETERRIER fut l'unique Ancien à faire le déplacement en Libye. Il témoigne dans les colonnes de la plaquette Bir Hakeim éditée par l'Amicale de la 1ère DFL.

" Toutes les pièces de D.C.A. du 1er Bataillon de Fusiliers-marins avaient été disposées tout autour de nos positions, de façon à assurer une protection antiaérienne efficace de nos retranchements. Il en était de même pour toutes les pièces d'artillerie. En ce qui me concerne, j'appartenais à cette époque, à la 6eme section de la 3eme batterie de notre bataillon qui avait pour tâche la protection aérienne du camp retranché. J'étais membre de la pièce du Second Maître Canard en tant que pourvoyeur au canon Bofors. En outre, j'avais la fonction de commis aux vivres et j'assurais le ravitaillement qui consistait essentiellement en conserves, porridge et biscuits de soldat.

C'est d'ailleurs au cours de l'un de ces déplacements en camion 3 tonnes accompagné de 2 camarades afin de distribuer les vivres, comme d'habitude, qu'un chasseur-bombardier Messerschmitt 108 en rase-motte nous surprit, le 16 mars. Nous venions de faire notre tournée et, distribution faite, nous nous étions arrêtés quelques instants pour remettre un peu d'ordre dans le camion bâché. Robin, le chauffeur, se tenait à gauche près de la roue avant. Ce qui lui permit d'être indemne. Jourdan et moi étions à l'intérieur et, lorsque nous l'entendîmes, il était trop tard pour nous abriter. La bâche fut transformée en écumoire et c'est miraculeux que nous nous en soyons tirés. Quoique, sur le coup, j'avais bien l'impression d'avoir eu mon compte (blessures multiples, aux 2 jambes, ventre, poitrine, etc..), quant à Jourdan, il en avait plein les fesses. Robin put remettre le moteur en route et nous amena dare-dare à l'Antenne Chirurgicale Légère (ACL) où nous fûmes pansés et requinqués avec une pinte de tafia puis direction Tobruk en ambulance.

Après un séjour à l'hôpital italien occupé par la Mission Hadfield-Spears au cours duquel je fis la connaissance de Lady Spears, nous fûmes embarqués d'un navire hôpital, sous un bombardement intense du port de Tobruk. Dès que ce fut fait, le navire fit voile sur Alexandrie. Il fut d'ailleurs coulé le voyage suivant malgré ses immenses croix rouges peintes sur sa coque blanche.

Nous fûmes, Jourdan et moi, hospitalisés au British Hospital n°8 où le général Catroux et son épouse Marguerite vinrent nous saluer. Puis, quelque temps plus tard, la Maison de Convalescence des Français Libres nous accueillit. Enfin, ce fut le camp de Mena, près de pyramides dans lequel je séjournai plusieurs jours avant de rejoindre mon unité. Je ne revis pas Jourdan, moins atteint que moi, nous avions été séparés.

Comme mes blessures n'étaient pas cicatrisées et que le retour par la piste, debout dans un camion, avait rouvert mes plaies, je me pointai le lendemain auprès de notre infirmier pour qu'il me refasse mes pansements. Cela se passait quelques jours avant l'encerclement.

J'aurais d'ailleurs été vexé de ne pouvoir me trouver là au milieu de mes camarades. J'avais perdu beaucoup de force et je peinais à soulever même à deux une caisse de munitions alors qu'auparavant, je la soulevais tout seul.

Cependant, je pus quand même approvisionner le Bofors qui  tirait 120 coups minute et il ne fallait pas perdre de temps lorsque les bombardiers allemands piquaient sur nous, profitant toujours du soleil pour nous attaquer, ce qui est très gênant pour effectuer un tir précis.

Naturellement, lors de ces bombardements d'aviation, l'artillerie adverse en profitait pour nous arroser de tirs de gros calibres auxquels notre artillerie ne pouvait riposter. En plus, l'infanterie ennemie essayait de s'infiltrer dans nos lignes, le tout faisant un vacarme épouvantable. La plupart de nos troupes pouvaient se mettre à l'abri dans les trous individuels mais, en ces moments-là, nous étions en pleine action et il n'était pas question de s'abriter.

En dehors des bombardements par l'aviation, l'artillerie ennemie continuait quand même son harcèlement. Malgré tout c'était pour nous un moment d'accalmie et nous nous réunissions alors dans notre abri collectif recouvert d'une bâche. Le moral était au beau-fixe et le quartier-maître Turbe originaire de l'île d'Yeu, plaisantait à chaque dégelée d'artillerie et s'écriait : « Envoyez plus gros ! ».

Le 9 juin, profitant d'une accalmie, nous nous étions réunis comme d'habitude dans notre abri d'un mètre de fondeur et protégé par des sacs de sable. Nous y prenions habituellement nos repas ensemble. A un moment donné, un obus d'artillerie explosa tout près. Je fus heureusement le seul à être blessé. Je gueulai un bon coup et, dès que la  fumée fut dissipée, j'aperçus un bel éclat chauffé à blanc qui grésillait dans ma cuisse gauche. C'était ma cuisse qui brûllait et il me fallait l'extraire au plus vite car il continuait à s'enfoncer et la douleur était intolérable. En me ... les doigts, je réussis avec bien du mal à l'extirper. Le matelot Vallun me versa aussitôt de l'alcool à 90° sur la blessure et me posa un pansement individuel. Et je restai à mon poste.

Lors de la sortie de vive force, notre camion tractant notre canon sauta sur une mine et, après concertation rapide, Turbe et Miremont, nous décidâmes de poursuivre à pied. Nous réussîmes à nous faufiler entre les lignes ce à un brouillard providentiel et les tirs de barrages lumineux ennemis. Quant aux autres membres de ma pièce, le Mre Canard, Dessine et Vallun, que je n'ai pas revus après l'explosion, ils furent faits prisonniers et périrent à bord du Nino Bixio qui fut torpillé par un sous-marin anglais.

Ayant rejoint le point de ralliement au pifomètre après plusieurs heures de marche, je fus embarqué dans une relance qui m'évacua vers l'arrière. Quelques jours plus tard, je me trouvais au 15* Scottish srital à Helouan où je fus très bien soigné et choyé (étant le seul free French) notamment par Miss Wawell, fille du général, pour ma blessure ainsi que pour la dysenterie amibienne que j'avais contractée en buvant de l'eau malsaine.

Peu après, je regagnai mon unité qui nous emmena à Broumana, dans la montagne libanaise afin de nous remettre,  puis ce fut le retour en Egypte, à Héliopolis. Ma blessure à la cuisse suppurait toujours et les chairs n'étaient pas encore repoussées. Je réussis à me soigner en prenant des bains dans le lac Timsah (eau saumâtre) où nous allions nous baigner de temps en temps. C'était assez désagréable mais j'avais constaté que cela me nettoyait ma plaie dans laquelle on aurait pu mettre un œuf. C'est à ce moment-là que les chairs ont commencé à se refaire.

Quelque temps plus tard, le bataillon de fusiliers-marins reçut l'ordre de prendre position au ... d' El Alamein, à El Himeimat près de la dépression de Kattara. Nous participâmes aux combats (ce fut la poursuite de l'ennemi pour certains. En ce qui me concerne, je me souviens qu'au moment des fêtes de Noël 1942 notre bataillon était cantonné à proximité de l'aérodrome de...

Le soir de Noël, BIirman (l'un des 3) et moi avions fait quelques kilomètres pour participer à  messe de minuit célébrée par notre aumônier, le R.P. Lacoin et au retour, nous avons cantonné tous les 3 sous ma tente avec les quelques rares provisions que nous possédions dont celles  de ma marraine de guerre, d'Alexandrie, que j'avais connue lors de ma première blessure.

Le lendemain, c'est le British Major, revêtu d'un tablier, qui nous servit le déjeuner dans une (...)  fort sympathique, pour s'achever par des chansons.

Bien sûr, j'ai été enchanté de pouvoir faire ce pèlerinage à Bir Hacheim au cours duquel j'ai été particulièrement (...)  par les uns et les autres et notamment par le maire de Tobruk. J'avais participé au premier voyage en 1955. Quant au second, nous avons failli le faire mais KHADAFI mit son veto in extremis alors que nous étions à la compagnie Air France des Invalides sur le point d'embarquer dans les cars vers l'aérodrome ...." (1)

Un apercu de la Campagne d'Italie (1944)

 

Près de Tivoli

« Je me souviens que le 6 juin 1944, alors que nous progressions péniblement dans le secteur de Tivoli, le 1er Maître Aimé Haflicaire, qui était assis à l’angle arrière droit de son scout-car, fut blessé au cou par un minuscule éclat d’obus. Je me trouvais à ce moment- là à pied, à deux mètres de lui. Le malheur est que cet éclat lui avait perforé une artère… il se vit perdu et, effectivement, quelques minutes après, il décédait. Juste après, alors que je venais de regagner mon scout-car, une dégelée d’artillerie se déclencha et, comme j’étais devenu la cible, je me vis contraint de faire une marche arrière ulra-rapide, étant encadré d’arrivées d’obus tout au long de mon retrait sur plus d’une centaine de mètres jusqu’à ce que je trouve un endroit pour m’abriter car ils tiraient à vue ».

 

La baraka au lac Bolsena

« Un jour, plusieurs chauffeurs d’entre nous furent chargés de nous ravitailler en eau et de faire le plein de nos jerrycans dans le lac de Bolsena qui était à proximité. Ce que nous fîmes, mais c’était trop tentant, nous en profitâmes pour nous rafraîchir. A un moment donné, l’un d’entre nous en profita pour battre des pieds ce qui déclencha, dans la minute, un tir d’artillerie qui nous encadra de gerbes d’écume.

Nous regagnâmes le rivage dare-dare et certains n’ayant pu attraper leurs vêtements au passage, durent attendre que ce soit redevenu calme pour les récupérer. Il nous fallut aussi retourner pour prendre nos jerrycans qui étaient restés sur la berge, ce qui provoqua une nouvelle décharge d’artillerie. Les Allemands étaient sur la rive opposée du lac, un ancien volcan, mais nous l’ignorions. En fait, je pense que durant toutes ces campagnes, nous avons eu la baraka car c’était l’accrochage en permanence et c’était toujours celui qui avait les réflexes les plus prompts qui survivait ». (2)

70e Anniversaire du Débarquement de Provence 20174

Paul Leterrier, à bord du porte-avions Charles de Gaulle , son fils Paul à sa gauche - Copyright Florence Roumeguère

 

Paul LETERRIER débarque à Cavalaire le 16 Août 1944. Commencent alors les opérations qui, à partir du mois d'Août 1944, conduiront à la Victoire du 8 Mai 1945 : campagnes de Provence, Libération de Lyon, remontée du Rhône, campagne  des Vosges et campagne d'Alsace...

 

Libération de Lyon et  opérations en Bourgogne

 

« Début septembre, raconte Paul LETERRIER, nous remontons la Vallée du Rhône et nous arrivons à Lyon sous les ovations et, peu après, le général Brosset escalade les marches de la Mairie au volant de sa jeep, à la grande stupéfaction des Lyonnais. Après sa démonstration, il demanda à Constant Colmay, adjoint d’Alain Savary, de lui fournir un scout-car pour aller reconnaître son village de Rillieux, situé à quelques kilomètres au nord. C’est le nôtre qui est désigné et nous suivons le général qui pilote sa jeep, comme d’habitude. Le trajet s’effectua sans incident, les Allemands ayant décroché, et à l’arrivée, nous sablâmes au champagne son retour au château, avec le général ». (3)

 

Le quartier-maître PAUL LETERRIER parvient à Autun le 9 septembre :

« Nous pénétrions dans Autun où les « résistants » pourchassaient les femmes ayant « collaboré » avec l’occupant. C’était un spectacle lamentable auquel nous étions habitués depuis notre arrivée en France.

Le scenario était toujours le même : de pauvres filles étaient promenées toutes nues sous les huées de la populace, puis on les tondait sur la place publique. Nous n’approuvions pas ce spectacle auquel nous ne nous mêlions pas, sans pour autant absoudre les victimes ».

 

 

Un comte pour guide

Paul Leterrier se souvient : « Le 9 septembre 1944 au début de l'après midi, le 2e escadron du 1er régiment de fusiliers-marins reçoit l'ordre de poursuivre l'ennemi. Dans les parages d'Arnay-le-Duc, la route est barrée par des abattis d'arbres. Un quidam nous accoste et se présente : " je suis le Comte de Champeaux et je connais bien la région. Si vous le voulez bien, je me ferai un plaisir de vous servir de guide". Après un bref conciliabule avec notre chef d'escadron adjoint Constant Colmay, le comte monte dans mon scout-car. Tripodi (chef de voiture) le coiffe d'un casque anglais et nous partons. Par des chemins détournés en pleine nature, notre guide nous fait rejoindre notre axe de progression. Vers 17 heures, nous arrivons à Vandenesse où au passage du pont, un vieillard nous signale qu'une colonne ennemie vient tout juste de passer, il y a moins de cinq minutes. Nous remercions le Comte de Champeaux pour sa précieuse collaboration et lui proposons de descendre car nous allons entrer en action. Celui-ci refuse et revendique l'honneur de participer avec nous à l'escarmouche qui va suivre. Constant Colmay est d'accord et le laisse avec nous ».

Dans les sous-bois, le massacre

« Nous repartons et, à peine sortis du village, c'est l'accrochage avec les éléments retardateurs. Des rafales de mitrailleuses crépitent de part et d'autre et aussitôt notre tireur à la 12,7, le matelot Bonnières s'écroule dans un flot de sang. Au même instant, je suis touché par des éclats de balles au cou, à la main droite et au mollet gauche. Je stoppe aussitôt et descends pour débarquer notre pauvre Bonnières et avec Tripodi, nous le déposons sur l'herbe, sur le bas côté de la route. Au même endroit, une croix commémorative fut érigée après la guerre. Bonnières était bourguignon et se réjouissait d'être presque arrivé chez lui. Nous repartons aussitôt.

Le tir reprend de plus belle. Je progresse inexorablement et poursuis ma route dans le vacarme des tirs. Des corps gisent sur la route parmi les bicyclettes et dans le sous-bois, c'est un massacre. J'écrase tout ce qui est devant moi. Les survivants se rendent, nous les faisons garder sur place et nous continuons notre progression ».

« Cette fois tout est silencieux et tous nos sens sont en éveil. J'avance à une allure raisonnable, environ 40 à 50 km à l'heure. A notre droite, un léger bruit et un frémissement de branches ; une rafale de 7,6 tirée de mon véhicule dans cette direction nous dévoile un malheureux cheval qui secoue la tête ensanglantée. Un peu plus loin, la route tourne vers la gauche et, mon sens du danger me dit qu'il y a quelque chose. Nos trois mitrailleuses sont parées à intervenir. Je suis sur le point de déboucher dans le tournant lorsqu'un petit canon antichar à tir rapide nous allume. Trois obus nous manquent de peu mais aussitôt nos trois mitrailleuses crépitent et éliminent les servants. Je ne m'arrête pas et continue suivi de tout le 1er peloton.

Danger dans Commarin

Après une longue ligne droite sans incident, nous arrivons au village de Commarin. Là mon pifomètre me signale un danger imminent. Instinctivement je stoppe. Au même instant, un obus antichar me passe sous le nez au ras de mon pare-brise blindé et je ne vois que du vert. Sans perdre une seconde, j'amorce une marche arrière rapide. Bien m'en prend, le pointeur a rectifié son tir et m'ajuste à nouveau ; encore manqué, j'ai été plus rapide que lui. Je recule encore et heurte sans dommage l'avant du scout-car qui me suit. Un troisième obus arrive mais je suis à présent caché par un vieux mur d'enceinte du château de Commarin, dans le parc duquel le canon antichar 88 mm est camouflé au milieu d'un bosquet. Je suis hors d'atteinte et nos mitrailleuses s'efforcent de calmer le jeu mais nous ne sommes pas en état de tenir tête, notre blindage (1cm) étant trop mince. Constant Colmay donne l'ordre de repli pour la soirée.

Accueillis en libérateur

« Monsieur de Champeaux rayonne, satisfait de sa participation à cette action. De retour à Arnay-le-Duc, nous en profitons pour remettre nos véhicules en état, faire le plein de munitions, d'essence.

Le lendemain matin le 10 septembre, nous refaisons le chemin parcouru la veille, traversons Commarin sans encombre et reconnaissons le terrain jusqu'à Sombernon pour bivouaquer, nous stationnons, en ce qui nous concerne devant une boulangerie dans le haut du village. Nous sommes accueillis en libérateurs et fêtés en conséquence. La boulangère, Lucie Chaudier, en profite pour désinfecter mes plaies et me donner les premiers soins. Je n'en aurai pas d'autres ». (4)

 

11 Juin 2018 : 76e anniversaire de Bir Hakeim . Paul Leterrier interviewé par France 3 Normandie

Mémoires de Paul Leterrier (juin 2018)

A commander sur le site des éditions Pierre de Tailliac LIEN

 

Ressources

 

Matricule : 11028 FN41

 

Dossier administratif de Résistant : GR 16 P 368389 

 

(1) Plaquette du 70e anniversaire de Bir-Hakeim, ADFL 2012

 

(2) Plaquette du 70e anniversaire de la campagne d'Italie, ADFL 2013

 

(3) Plaquette du 70e anniversaire de la campagne de France, ADFL 2014

 

(4) Propos recueillis par Daniel LANET pour Lebienpublic.com, publiés sur le Livre d'Or des Français Libres Lien